Le
président George W. Bush doit lancer ce
dimanche les commémorations des attentats du
11 septembre.
Un anniversaire marqué par la division sur la guerre en Irak
et
la cavale d'Oussama ben Laden. Loin de l'union nationale d'il y a cinq
ans.
M.
Bush et son épouse Laura doivent participer à un dépôt de gerbe
à
Ground Zero, puis participer à un office du souvenir
à la
chapelle Saint-Paul, près du site du World Trade Center
détruit.
L'Amérique rendra hommage aux 2.973 morts et innombrables
blessés, victimes des quatre attaques portées par 19 pirates de l'air
d'al-Qaïda à bord d'avions
détournés le 11 septembre 2001. A
l'appel de son président, le pays a été invité
à
observer un moment de silence, a l'heure
à laquelle le premier avion s'est
écrasé contre
une des tours jumelles. Les drapeaux des maisons et mairies seront mis
en berne, à New York, qui concentrera les principales
cérémonies autour de Ground Zero, et dans tout le
pays.
M.
Bush devra ensuite rejoindre
la Pennsylvanie et le Pentagone, sites de deux des attentats. Il
devrait à cette occasion montrer l'esprit de
l'Amérique
mais aussi la détermination à combattre les
terroristes
au moment où cet anniversaire ramène
le
souvenir de la catastrophe.
Les
Américains devraient
ce recueillir dans l'émotion, mais ils sont loin de
l'union qui s'était formée derrière M. Bush
après les
attentats les plus meurtriers de l'histoire des Etats-Unis.
Ben
Laden se rappelle aux
bons souvenirs...
Moins
de quatre jours avant les
commémorations, al-Qaïda est venu rappeler
par une
vidéo, et comme presque chaque année avant
l'anniversaire, qu'Oussama ben Laden court toujours, bien que M. Bush
ait promis de le capturer mort ou vif.
Aux
Etats-Unis, le bilan de
l'après 11 Septembre est que la coordination s'est améliorée entre
FBI, CIA
et leurs homologues étrangers, et le public a également appris a être
vigilant mais sans la panique des mois ayant suivi les attentats.
Mais
le conflit irakien a
tué
plus de 2.600 soldats américains depuis 2003. Selon les
autorités irakiennes, 3.200 Irakiens sont morts rien
qu'à
Bagdad ces deux derniers mois.
Les
combats s'intensifient
à nouveau en Afghanistan, premier front de la "guerre contre
le
terrorisme".
Et
la question des atteintes aux
libertés individuelles au nom de la
sécurité fait
de plus en plus débat. M. Bush continue à
défendre son action antiterroriste,
notamment les écoutes. Confirmant l'existence de prisons
secrètes de la CIA à l'étranger, vides
désormais selon lui, il a aussi demandé
que les
suspects de terrorisme, notamment 14 responsables d'Al-Qaïda
détenus par les Etats-Unis, puissent être
jugés par
des tribunaux militaires.
L'Amérique
est-elle
plus sûre aujourd'hui?
A
deux mois a peine d'élections
parlementaires, M. Bush qui a vu sa cote de popularité chutter
à un tiers d'opinions favorables, jusqu'à
atteindre 31 %
en mai a lancé une vaste
campagne de communication autour de ce 5e anniversaire, pour
défendre son action controversée aux Etats-Unis
comme
à l'étranger. Il s'emploie à associer
"guerre
contre le terrorisme" et guerre en Irak, et à assurer que
l'Amérique est plus sûre aujourd'hui. L'opposition
démocrate affirme tout le contraire.
Un
rapport sénatorial est
venu raviver les tensions. Il indique que le régime de Saddam
Hussein refusait toute aide à Al-Qaïda et que l'ancien
dictateur
était plutôt hostile à Oussama ben
Laden.
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