Une
instruction vise six entreprises qui fournissaient du matériel
de signalisation aux collectivités, elle aurait
surfacturé leur service de plus de 40%.
Sur
l’ensemble du territoire français, la fourniture des
panneaux de signalisation aux collectivités locales, entre 1999
et 2006, aurait donné à des surfacturations à la
charge des contribuables. Thierry Deseaunettes, vice-président
du tribunal de grande instance de Nantes, instruit depuis plusieurs
mois, une information judiciaire pour entente illicite et favoritisme,
visant six entreprises de matériel de signalisation
routière.
A l’origine une enquête administrative des services de la
concurrence et de la répression des fraudes sur
légalité des marchés de la signalisation
routière. Les collectivités locales sont
légalement responsables de l’achat des panneaux et
l’entretien de ceux-ci sur les routes dont elles ont la charge et
doivent obligatoirement lancer un appel d’offres avant chaque
achat.
Des majorations frauduleuses évaluées à 40% du prix normal a été
pratiquées.
Les six dirigeants des six principales sociétés ont
été interpellés par la police au cour d’une
spectaculaire descente dans un grand restaurant de Paris, sur place la
police met la main sur une convention fixant les termes de
l’entente frauduleuse entre ces sociétés. Ces ce
document qui a permis a la justice de confirmer un surcoût de 40%
supporté par les collectivités locales.
Les charges sur les six entreprises sont établies, le juge
Deseaunettes doit désormais déterminer les
responsabilités, des administrations locales, qui sont
responsables des appels d’offres. Des soupçons de
corruption pèsent sur quelques fonctionnaires territoriaux.
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