Candidat de la
droite pour la
présidentielle française de 2007, Nicolas Sarkozy a
présenté un plan pour relancer l'Europe, par un
minitraité qui devrait permettre à l'UE de fonctionner
plus
efficacement dès 2009, avant un traité
plus vaste
à renégocier.
Il a
plaidé
à Bruxelles pour une rupture dans le fonctionnement des
institutions européennes. Estimant
qu'on était arrivé au bout du modèle
européen conçu il y a 50 ans.
Dans
un
discours, M.
Sarkozy a expliqué que
ce minitraité qu'il voudrait voir ratifié,
lorsque la
France prendra la
présidence tournante de l'UE au premier semestre 2008,
devrait selon lui changer
la règle de l'unanimité qui régit la
plupart des
décisions des 25.
La
seule
façon de sauver l'Europe politique, selon M. Sarkozy, serait de
créér un
mécanisme de majorité qui
exigera 70 ou 80% des
votes pour qu'une décision soit adoptée.
Ce
mini-traité permettrait également de doter
l'Union
européenne d'un
ministre des
Affaires
étrangères et d'une présidence stable .
M.
Sarkozy est aussi en faveur d'un impôt
européen, pour que les dépenses sois financées par des
ressources
européennes et non plus par
les budgets nationaux.
Un traité plus vaste serait préparé
par un grand débat démocratique après les
élections européennes de 2009,
ce qui déboucherait sur une nouvelle Convention
qui serait chargée de
rédiger le futur texte.
Pour M.
Sarkozy la Turquie
n'a
pas sa
place dans l'UE, un partenariat
privilégié devrait
suffir. Les liens avec la Turquie devraient être approfondis, mais sans aller
jusqu'à
l'adhésion. Il veux fixer une carte
géographique
et politique à l'UE, et ne plus procéder à
de nouveaux
élargissements.
M. Sarkozy a clairement montré sa
volonté
de placer l'Europe au coeur de la campagne présidentielle
française.
Il
a promis
que ce serait une partie importante de la
campagne présidentielle française. Il aurait aussi ouvert la
porte aux négociations avec l'Allemagne, qui devrait avec la France
jouer en
2007 et
2008 un rôle moteur pour sortir de la crise actuelle. En
réaffirmant l'objectif
d'un traité plus vaste, M. Sarkozy permet
un
compromis avec
la chancelière Angela Merkel qui a dit et
répété qu'elle ne voulait pas
l'abandonner.
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