Jeudi
à Vienne, l'Agence internationale de
l'énergie atomique (AIEA), devrait constater que l'Iran continue
ses activités sur l'enrichissement de l'uranium,
contrairement aux ordres du Conseil de
sécurité de l'Onu, et donc l'Iran risque des
sanctions internationales.
Des diplomates
proches de l'AIEA ont indiqué, mercredi, que
Téhéran avait commencé une nouvelle phase
d'enrichissement d'uranium à quelques jours de la fin du
délai fixé par l'Onu pour
une suspension de ses activités nucléaires pour le 31 août .
Selon une source diplomatique,
les Iraniens souligner qu'ils n'arrêteront
pas leurs activités liées à
l'enrichissement.
Les grandes
puissances devraient se réunir la semaine prochaine en Europe
pour voir les sanctions contre l'Iran, si
Téhéran ne respectait pas l'ultimatum de jeudi.
Nicholas
Burns, le numéro trois du département d'Etat, va rencontrer de hauts responsables de la Chine, de la Grande-Bretagne, de la Russie, de la France,
de tous les membres permanents du Conseil
de sécurité de l'Onu ainsi que de l'Allemagne, la
semaine prochaine pour discuter des éventuelles sanctions
à imposer à Téhéran.
A New York l'ambassadeur
américain aux Nations unies, John Bolton, et ses homologues
des membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu vont ce réunirent pour discuter sur
une formulation précise d'éventuelle
résolution prévoyant des sanctions.
Le président Mahmoud Ahmadinejad, a répété qu'ils
ne voulait pas renoncer à l'enrichissement qu'ils
considèrent comme un droit pour disposer, un jour, de
l'énergie nucléaire.
Le Conseil de
sécurité doit envisager des sanctions pour obliger l'Iran à cesser son enrichissement d'uranium,
qui peut déboucher sur l'arme nucléaire, si
Téhéran ne suspend pas ses activités
d'ici au 31 août.
L'Iran aurait pu bénéficier d'un
rapport ambigu, lui épargnant des
sanctions, s'il avait été établi que les centrifugeuses servant à enrichir de l'uranium
tournaient à vide. L'introduction récente de
combustible annule cette possibiliter.
Les Iraniens ont
commencé à Natanz
à enrichir du gaz d'uranium dans des centrifugeuses, pour obtenir plus tard suffisamment d'uranium enrichi
qui servirait de combustible. Mais l'Iran rencontrerait des problèmes techniques pour maîtriser le
processus.
Depuis début 2003, L'AIEA, a mis sous
surveillance le programme nucléaire iranien après la découverte de 18 ans
d'activités clandestines.
La
République islamique a également
empêché certains des
inspecteurs de l'AIEA d'accéder à une
installation souterraine en construction à Natanz,
destinée à accueillir des dizaines de milliers de
centrifugeuses.
L'AIEA a aussi
demandé depuis un an à l'Iran des
informations sur plusieurs questions rester en suspens, comme sur les
travaux d'amélioration de centrifugeuses et les
activités potentiellement militaires.
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